Capgemini Institut 0144742410
193 rue de Bercy 75012 Paris
Repenser son SI : les leçons des géants du Web Paris
DURéE
2 jours
DATES
11-12 décembre 2014
LIEU
Paris
PRIX
1 855 € ht (2 226 € ttc)
Sommaire du séminaire
    Séminaires technique Institut Capgemini

    Repenser son SI :
    les leçons des géants du Web

    > utilisateur roi, architectures à haute performance, livraisons hebdomadaires, méthodes agiles, management atypique, etc. : les best practices des géants du Web




    Les géants du Web (Google, Amazon, Facebook, etc.) gèrent des millions d’utilisateurs, des volumes de données gigantesques, tout en livrant des mises à jour de leurs applications à un rythme souvent hebdomadaire. Ils emploient des ingénieurs parmi les meilleurs de la planète, se lancent dans des travaux d’une ambition démesurée, comme la numérisation de millions de livres par Google. Ils révolutionnent le monde informatique et constituent à ce titre une source d’inspiration pour les DSI classiques.

    Ce séminaire examine leurs pratiques. Il passe en revue les différents aspects qui les différencient de nos DSI. Il présente des éléments de réponse à la fameuse question “Que ferait Google à votre place ?” (cf. le livre éponyme de Jeff Jarvis).

    Enfin et surtout, il examine la transposabilité de ces pratiques dans un contexte de système d’information classique.


    Comment décliner ces pratiques dans mon entreprise ?


    Toutes les pratiques présentées dans ce séminaire ne sont pas transposables telles quelles dans votre DSI : certaines nécessitent des infrastructures réservées à de grandes entreprises, d’autres exigent une rupture avec le patrimoine applicatif, etc. Il existe cependant de réelles opportunités de s’en inspirer de manière concrète.

    La fin de chacune des deux journées donnera lieu à une revue de l’applicabilité des pratiques présentées. On abordera les impacts sur l’organisation des équipes, leurs outils de collaboration et leurs espaces de travail. On présentera les principales difficultés et les freins à combattre. On évoquera la conduite du changement et les formations à envisager.

    On présentera enfin des retours d’expérience terrain issus d’entreprises françaises.

    Une conception centrée sur l’utilisateur


    • La consumérisation de l’IT
      • Les exigences et la versatilité des utilisateurs actuels.
      • Des utilisateurs de plus en plus difficiles à séduire et fidéliser.
      • L’ergonomie, le dédain des utilisateurs pour les interfaces dépassées.
      • Des interfaces à durée de vie hyper-courte, à considérer comme jetables.
    • Des temps de réponse quasi nuls
      • Le battement de cil, unité de mesure de l’attente client pour les géants du Web.
      • Quels gains de chiffre d’affaires en réduisant les temps d’attente ?
      • Une fiabilité à toute épreuve, devenue incontournable.
      • Une disponibilité irréprochable, proche de 100 %, en standard.
    • La coconception avec les utilisateurs
      • Des espaces d’échange, de feedback utilisateur.
      • Des écosystèmes où tous les services sont critiqués et notés par les clients.
    • La culture du test utilisateur
      • La beta perpétuelle, l’invitation au test.
      • L’obsession de la mesure : des statistiques à tous les étages, pour cerner les forces et faiblesses du produit.
      • Le “A/B testing” appliqué au produit informatique : usage et bénéfices.
      • Le “Feature Flipping”.
      • La “Customer Driven Roadmap”.
    • Une souscription en self-service
      • Des catalogues en ligne sous forme de portail, des offres sur étagères.
      • Une livraison entièrement automatisée, une mise à disposition à la minute.
      • Le paiement à l’usage : bénéfices pour le fournisseur et les clients.
    • Une autre vision projet
      • Un produit plutôt qu’un projet.
      • Le “ Minimum Viable Product ”.
      • Le “Lean Startup” : aller au plus vite se confronter au client.
      • Le prototypage rapide en vue d’une démonstration.
      • Le “User-Centered Design”.

     

    De nouveaux paradigmes d’architecture informatique


    • Le Web vu comme une plate-forme
      • La vision de Tim O’Reilly sur le Web 2.0 et le Web Square.
      • Le navigateur, une interface universelle, sur tous les devices.
      • HTTP, un middleware universel, usages synchrones et asynchrones.
      • HTML5 et ses promesses, sa roadmap, son adoption.
      • L’Hybride+ ou HTML5 sur mobile.
      • Les architectures de style REST versus Web Services (SOAP, WSDL).
      • Concevoir des services génériques et multicanaux, les interfaces viendront après.
    • Le Web 2.0, un retour au client/serveur
      • Les “Mashups”.
      • La puissance des interfaces Ajax/JSON.
      • Le MVC JavaScript.
    • Les interfaces “device agnostic”
      • Penser multiécrans à la conception de son application.
      • Les interfaces mobiles tactiles : WebApps ou applications embarquées ?
      • Le « Responsive Design »
      • Des interfaces pour les smartphones, les tablettes, les télévisions.
      • Des capacités d’intégration avec des dispositifs gestuels (Wii, Kinect), les mondes virtuels et immersifs (Second Life), la réalité augmentée (Google Glass, Layar).
      • Les écosystèmes de type “App Stores” : modèles de rémunérations, protocoles de validation.
    • Les écosystèmes ouverts
      • La vision de Mark Andreessen, créateur de Netscape, sur les modèles d’ouverture.
      • Ouvrir ses API pour laisser libre cours à la créativité des développeurs.
      • Lancement : amorcer la pompe en séduisant les développeurs.
      • Atteindre la taille critique pour voir apparaître de vraies innovations.
      • Quelques exemples : Twitter API, Facebook API, Google Marketplace, etc.
    • “Buy versus Build, and Cloud First”
      • Privilégier l’usage de services en ligne existants.
      • L’agrégation sous forme de “Big Mashup”.
      • Utiliser les outils de référence, ne pas réinventer la poudre.
      • Recourir en priorité au Cloud Computing quand c’est possible.

    De nouvelles plates-formes technologiques


    • Les datacenters du Web
      • Des usines informatiques, des dizaines de milliers de serveurs : “Commodity Hardware”.
      • Un “Power Usage Effectiveness” (PUE) en rupture avec celui des entreprises.
      • Des pratiques atypiques : “Design for Failure”.
    • Le Cloud Computing
      • Les déclinaisons : public, privé, communautaire, hybride.
      • Les typologies d’outils disponibles : SaaS, PaaS, IaaS, etc.
      • Les offres du marché : Amazon, Google, Microsoft, Salesforce, RackSpace, VMware, etc.
      • Scénarios d’usage : débordement, d’ajustement de ressources, bac à sable innovation, etc.
    • Architecture à haute performance
      • Suppression des intermédiaires constituant des “Single Point Of Failure”.
      • Architectures asynchrones Web : Web Sockets, XMPP.
      • Le recours à la distribution des calculs à la manière de Google : Hadoop et MapReduce.
      • Le recours aux systèmes de cache locaux et distribués.
      • Le recours au stockage en mémoire, la persistance en “best effort”, le “sharding”.
      • L’usage des processeurs graphiques pour gagner en performance : GPU (Graphics Processing Unit).
    • Un modèle de sécurité non périmétrique
      • Centre serveurs bastions, faisant usage de sondes/dispositifs anti-DoS.
      • Usage de la virtualisation pour étanchéifier les environnements.
      • Usage massif de “captcha” pour lutter contre les bots.
      • Systèmes d’authentification renforcée basés sur le navigateur.
    • La fédération d’identité
      • Garder la maîtrise de l’authentification dans l’entreprise.
      • Déléguer l’authentification pour faciliter la vie des utilisateurs.
      • Technologies disponibles : Facebook Connect, SAML, OpenID, Oauth, etc.
    • Les bases de données NoSQL
      • Le théorème de CAP.
      • Pourquoi remettre en cause les facilités offertes par SQL ?
      • Les bénéfices et conséquences pour les développeurs, les équipes de production.
      • Les typologies d’outils disponibles : bases orientées clé/valeur, colonne, graphe, document.
      • Offres du marché : Cassandra, MongoDB, CouchDB, SimpleDB, etc.
    • La vision du bureau en ligne ou “Cloud Desktop”
      • Un poste de travail dans un navigateur.
      • La métaphore du menu démarrer dans un “Web OS”.
      • Chrome OS et le Chrome Store, Firefox OS et le Mozilla Marketplace.

    La culture de l’innovation


    • Le recours régulier au brainstorming
      • Modèles d’innovation
      • Pratiques de créativité de groupe, facilitation.
      • Outillage visuel et tangible : Post-it, gommettes, etc.
      • Environnements propices (cf. Googleplex).
      • “Anti-plouf” : comment concrétiser les idées.
    • Gestion du portefeuille de projets innovants
      • Le sens de l’urgence et la “time box”.
      • Le “Google Time”.
      • Du temps dédié à l’incubation.
      • Organisation de l’innovation.
    • Le “Fail Fast”
      • Lancer les projets rapidement.
      • Mesurer la réussite, arrêter les projets sans état d’âme.
      • L’échec, une expérience enrichissante.
    • “Open Innovation”
      • La valeur est dans l’exécution plus que dans les idées.
      • Des projets immédiatement publics.
      • Le partage d’idées avec la concurrence.
      • Les contributions tierces sont les bienvenues.

    Une assimilation des principes agiles au-delà des méthodes


    • Le rôle clé du “Product Owner”
      • Métaphore des “Chicken and Pig”.
      • Garantir de la vision produit, prioriser les fonctionnalités.
      • Ne pas laisser le produit se galvauder par la faute des aléas projets.
    • Le développement par itérations
      • Dissection d’une itération.
      • Le management visuel par Post-it.
      • Présentation des principes du “Backlog”.
      • Le flux tiré et “Kanban Board”.
    • Le développement piloté par les tests
      • Les tests unitaires, les tests fonctionnels, les tests de charge, etc.
      • Les tests d’acceptance. Les outils FitNesse, GreenPepper.
      • Le recours au Refactoring.
    • Les rituels agiles
      • Les “Standup Meetings”.
      • Les “Planning Games”.
      • Les rétrospectives, bilan projets.
    • Le “Continuous Delivery”
      • Délivrer rapidement de nouvelles versions opérationnelles des logiciels.
      • Serveurs de code source et réconciliation.
      • Serveurs de “Build” automatisés.
    • DevOps, pour briser la frontière entre les développeurs et l’exploitation
      • Le mur de la confusion entre Études et Opérations.
      • Tout automatiser : “infrastructure as code”.
      • Implication des développeurs pour un code éligible à la production.
      • Les bénéfices de la colocation de la production, leur intégration aux itérations.

     

    Un modèle de management atypique


    • Les outils du manager de startup
      • Les “Core Protocols” : Perfection Game, Ask For Help, Intention Check, Decider, etc.
      • Le principe du “One On One” pour le suivi des collaborateurs.
      • Le coaching de développement.
      • La délégation, pour faire grandir les équipes.
      • « Artisans Codeurs” : Revues de code,  Mentoring,  Hackatons, contributions à l’Open Source.
    • “Pizza Team”
      • La responsabilisation des équipes de développement vis-à-vis des utilisateurs finaux.
      • L’autonomisation des équipes.
    • Le Lean Management
      • La théorie des contraintes et la recherche des goulots d’étranglement.
      • La vision systémique des organisations.
      • Supprimez votre job, vous êtes promu !
    • Le pari de la confiance
      • Wiki et versioning : le modèle de sécurité de Wikipédia.
      • Principe du “signaler un contenu inapproprié”.
      • “Souriez, vous êtes filmé” : la modération à postériori.
      • Responsabilisation plutôt que contrôle.
      • Bring Your Own Service / Bring Your Own Device, l’utilisation des outils favoris du développeur, artisan codeur.