DURÉE
2 jours
DATES
2-3 décembre 2010
26-27 mai 2011
PRIX
1 680 € ht (2 009,28 € ttc)
Sommaire du seminaire
    Séminaires technique Institut Capgemini
     

    Estimation
    des Développements


    > méthodes, outils et bonnes pratiques




    • Comment évaluer avec la meilleure fiabilité possible les délais, les charges et les coûts de développement ou de maintenance des applications informatiques ?
    • Les différentes méthodes d’évaluation, leurs forces et leurs limites, comment les mettre en œuvre ?
    • Comment faire lorsqu’il est important que la méthode soit compréhensible et donc défendable auprès des donneurs d’ordre et/ou qu’elle soit utilisable contradictoirement entre un client et un prestataire ?
    • Quels sont les principaux outils du marché, qu’apportent-ils réellement et quelles sont aujourd’hui les pratiques des professionnels en matière d’estimation ?
    • Comment rechercher un équilibre entre fiabilité des estimations et nécessité croissante d’obtenir des évaluations le plus tôt possible ?
    • Les bases de la métrique du logiciel : comment capitaliser sur les développements terminés pour améliorer le calibrage des mécanismes d’estimation ?

    Ce séminaire s’adresse à tous les professionnels (DSI, responsables des études, responsables qualité, chefs de projet, etc.) confrontés à l’estimation du développement et de la maintenance du logiciel.
    C’est à la fois :
    • un séminaire de synthèse qui fait le point sur les différentes pratiques ;
    • un séminaire de réflexion qui examine l’impact de très nombreux facteurs sur la productivité ;
    • enfin, un séminaire pratique qui permet aux participants d’initialiser ou de calibrer leurs propres mécanismes d’estimation, pour qu’ils tiennent compte de leurs pratiques et de leur(s) environnement(s).


    Quelles estimations pour quels besoins ?


    • Besoins partagés avec les donneurs d’ordre
      • Les estimations initiales, fondements d’arbitrages souvent précoces.
      • Comment faire pour que les mécanismes d’estimation soient justifiables auprès des donneurs d’ordre ?
      • La contrainte des budgets disponibles, des délais acceptables : quels compromis, quelles limites ?
    • Besoins en matière de contractualisation
      • La justification d’une estimation doit permettre d’aboutir à un consensus entre le client et le prestataire.
      • Les estimations pour gagner le projet (notamment pour les SSII).
      • Quelles précautions pour identifier et quantifier les évolutions de périmètre et les modifications de contraintes ?
      • Indispensable en Sourcing, comment faire pour que les mécanismes d’estimation soient utilisables sur des projets et applications non identifiables à la signature du contrat ?

    Les estimations dans le management du projet


    • Un processus itératif
      • Quand et quoi estimer ? Précisions et affinages successifs.
      • La dérive des projets et les différentes causes des écarts d’estimation.
      • De l’estimation des charges à l’analyse de la valeur sur un projet.
    • La portée d’une estimation
      • L’importance d’une définition claire des tâches et livrables sur lesquels porte l’estimation.
      • L’impact des engagements de qualité de service vis-à-vis des utilisateurs.
      • Place de l’estimation dans le CMMI (modèle de maturité de la capacité logicielle).

     

    Panorama des méthodes d’estimation


    • Les différentes logiques d’estimation.
    • Jugement d’expert, analogie, loi de Parkinson.
    • Points forts et faiblesses des modèles algorithmiques, plus ou moins complexes.
    • Avantages et inconvénients des estimations à partir d’abaques par technologie.
    • Les démarches ascendantes (bottom-up) et descendantes (top-down), sont-elles contradictoires ou complémentaires ?

     

    Les méthodes à base d’unités d’œuvre


    • Le choix des unités d’œuvre. L’influence de la technologie.
    • Les barèmes et les règles de complexité.
    • Les unités d’œuvre techniques et niveaux de complexité : IHM, états, modules.
    • Les unités d’œuvre post-architecture technique.
    • Les règles de complexité et les facteurs d’ajustement.
    • La détermination des barèmes, les ratios de répartition des charges et des délais.
    • Les cas particuliers des estimations liées aux démarches agiles et à la réutilisabilité.
    • Les particularités inhérentes aux projets d’évolution.
    • Les particularités inhérentes aux projets d’intégration de progiciel (ERP).

    Les points de fonction IFPUG


    • Origine et portée de la mesure en points de fonction.
    • Les points forts et les limites de l’estimation à partir du point de fonction.
    • La mesure en points de fonction IFPUG et sa version simplifiée.
    • Les unités d’œuvre de la méthode et le calcul des points de fonction.
    • L’évaluation des charges à partir de ratios de productivité moyens par technologie.
    • Comment prendre en compte également les besoins non fonctionnels ?
    • Quels autres facteurs influents sur la productivité prendre en compte ?
    • Relation entre la méthode des points de fonction IFPUG et Cocomo.
    • Les méthodes alternatives à l’IFPUG : COSMIC, Mark II, Feature Point, etc.
    • Le contexte normatif sur le dimensionnement des fonctionnalités ISO/CEI 14143 et ISO/CEI 19761.

    De Cocomo à Cocomo II (Barry Boehm)


    • Cocomo I
      • Origines, principes et hypothèses de la méthode.
      • Cycle de développement couvert, activités couvertes et éléments non couverts.
      • Les premiers modèles pour le calcul des charges et des délais.
      • Les modes de développement : organique, médian, imbriqué.
      • Précision du modèle, comparaison.
      • La distribution des charges et des délais par phase et par activité.
    • Cocomo II
      • Le modèle d’estimation précoce.
      • Les facteurs d’échelle, de coût et d’ajustement.
      • Le modèle d’estimation post-architecture.
      • Les facteurs correcteurs, analyse et implications.
      • Utilisation de Cocomo pour les projets de maintenance.
    • La relation charge/délai
      • Équations de Saphir et de Boehm.
      • Abaques (charges et délais).
      • Résultats de l’algorithme d’ordonnancement des ressources.

    Les outils d’estimation du marché et les bases de référence


    • Les outils pour estimer, capturer et archiver les mesures, calibrer les modèles d’estimation et améliorer les estimations elles-mêmes.
    • Les outils supportant les principales méthodes : points de fonction, Cocomo, Putman, etc.
    • Intérêt et limites de la base de référence de l’ISBSG en points de fonction et les différents ratios publics.

    Estimer les charges de maintenance récurrentes


    • Bien identifier les différents types de services fournis (assistance utilisateur, corrections, études d’impact, etc.).
    • Quelles sont les bases permettant de chiffrer la taille de l’application à maintenir ?
    • Comment apprécier les différents aspects de la complexité applicative ?
    • Tenir compte du niveau et des modes d’utilisation de l’application.
    • En quoi la norme ISO 9126 peut-elle servir de base à l’évaluation de la qualité du logiciel applicatif et à ses impacts sur les charges des différents services assurés en maintenance ?

    Votre organisation pour estimer vos projets


    • Quelle organisation pour supporter le processus d’estimation ?
      • Procédures et moyens à mettre en place (autonomie des responsables de projet, pôle d’expertise, etc.).
      • Guide d’estimation des charges et des délais.
      • Pourquoi privilégier la reproductibilité des estimations à une recherche empirique de précision ?
      • L’estimation initiale, interaction entre estimation et organisation du développement, l’analyse du risque.
    • Capitaliser sur la mesure des performances
      • Pourquoi capitaliser non seulement sur les projets terminés mais aussi sur les estimations initiales ?
      • Mettre en place des métriques sur les produits et les processus, permettant de chiffrer les niveaux de performance, mais aussi la codification des facteurs influents sur ces performances.
      • Le référentiel, base de données intégrant une typologie de projets et de livrables produits.
    • Calibrer l’estimation
      • Le suivi des activités et l’affinage des estimations.
      • La classification des projets et la mise en place de barèmes et ratios de référence.